Comment
incorporer Science, Philosophie et Religion.
« La somme totale de la vie humaine est dans la connaissance que
l’homme est instruit par des faits, ennobli par la sagesse, et sauvé - -
justifié - - par la foi religieuse [2043.3]
Une lecture passive fait facilement
sentir l'équilibre satisfaisant de phrases telles que « science,
religion, et philosophie», et « fait, signification et valeur ».
Occasionnellement, nous nous rappelons de la science apprise, nous
lisons des pages sur la cosmologie, nous étudions un peu de philosophie, au
moins nos mots favoris sur la sagesse, et nous nous plongeons dans des
enseignement spirituels. Occasionnellement,
nous nous accordons la tentation d’un espoir fou – que ces choses vont nous
conduire à l’intégration que nous désirons.
Intégrer science, philosophie et religion ne s’accomplit pas plus en
associant des activités abstraites et potentiellement disparates qu’un caractère
noble ne s’acquiert en faisant de la colistine le matin, des études logiques
l’après midi, et des prières le soir.
Nous connaissons l’importance
d’intégrer sa façon de vivre. Chaque
avance dans les cercles psychiques demande une intégration plus complète de
nos systèmes physiques, mentaux,
et spirituels [1209.4]. Il est
surprenant comment nos expressions peuvent être intellectuellement vraies, émouvantes
de beauté et spirituellement
bonnes tout en manquant de la qualité expressive de l’esprit provenant de
l’unification « des réalités de
la vérité, de la signification de la beauté, et de la valeur de la bonté »
dans nos vies [507.4]. Jésus enseignât la
vie intégrée comme étant le secret de l’évangélisme : « Si en coordonnant la vérité, vous apprenez à rendre
exemplaire dans votre vie un merveilleux ensemble de droitures, vos semblables
vous rechercherons pour obtenir ce que vous avez acquit »
[1726.1-2 ; 2043.1 ; 2044.3]
1.
La science dans une vie intégrée.
L’éducation artificielle nous
abreuve d’ informations décousues sans pratiquement engager notre intuition
[192.1] L’aventure scientifique
de Jésus ne commençât pas à la salle d’étude mais d’une façon normale
et naturel, quand sa mère l’enseignât sur les plantes et les fleurs autour
de leur maison. Un tremblement de
terre et une chute de neige soulevaient ses questions, et sa connaissance en
histoire et géographie commençât avec des contes Bibliques apprit de son père
et du chazan sur le passé de son peuple et le territoire qu’il pouvait voir
depuis les collines surplombant Nazareth.
Jésus étudia les habitudes des poissons dans la Mer de Galilée et
devient expert dans l’art de construire des bateaux.
Le travail de la science est d’établir
les faits d’une façon critique et de comprendre les implications de leurs
causes. Si donc,
nous voulons commencer par la science, nous devons d’abord faire face
aux faits devant nous.
Cela inclut d’autres faits à l’entoure, sur nous-mêmes, et à
propos de la planète. Les tendances à chercher le confort, la
proscratination, et le détournement des problèmes, rendent trop simple de
considérer acquit la première impression d’une situation [551.3]
L'idéale décision scientifique ne demande pas bien sûr
d’entreprendre une investigation chaque fois qu’une question se pose.
Néanmoins, dans la réponse à une situation, la spontanéité divine dépend
des excellentes décisions faites au préalable ; et ces décisions sont
autant le produit d’un travail sérieux que de la communion.
Considérez la peine que Jésus
s’est donné sur la possibilité de sa relation avec le Messie, l’ardeur
avec laquelle il étudia la littérature religieuse de son temps, la profondeur
de sa compréhension de la nature humaine, et comme il récapitula l’histoire
de la planète avant d’arriver à ses grandes décisions. Jésus savait aussi quand il était temps de rafraîchir sa réflexion.
[1382.2 ; 1531.3 ; 1532.1 ; 1701.1]
Il est certain que les études générales
jouent un rôle [1420.6] mais l’intégration consiste à organiser ses
connaissances afin de s’en servir. « Dans
son enfance, Jésus accumula un large assortiment de connaissances.
Dans son adolescence, il tria et classifia ses informations ; et en
tant qu’homme du monde il entreprend d’organiser ses richesses mentales en
préparation de leur utilisation pour l’enseignement, le ministère, et le
service à venir » [1405.6]. Des cercles d’études pourraient approfondir ces étapes.
Remarquons que dans ce cas, l’étendue de la « situation »
adressée par Jésus couvre de nombreuses années.
2.
Philosophie d’une vie intégrée.
Philosophie, l’organisation centrale de la Pensée, a pour
occupation d’établir et d’intégrer des concepts.
Le travail de conception comprend et va au delà de choisir et
retravailler des idées présentées dans les livres.
Jésus prit parti dans des discussions philosophiques générales et
donna des discours durant son périple Romain afin de clarifier des sujets
philosophiques d’une manière générale.
Cependant, le procédé d’intégration
dans la formulation des concepts s’observe de son mieux quand on examine
comment Jésus développa une conception très utile de la solidarité du groupe
en surmontant un grand problème personnel.
On
nous dit qu’un conflit persiste « seulement
en présence d’un refus d’épouser des valeurs plus élevées contenues dans des significations supérieures »
[1097.5] Quelquefois cependant, le
choix simpliste de la plus haute valeur ne suffit pas, et la solution vraiment
la plus haute demande un compromis judicieux [1133.3] Jésus, par exemple, apprit « comment
se préparer pour l’exécution d’un plan idéal plus élevé pendant qu’il
se préparait pour la réussite d’un objectif nécessaire plus prêt, et immédiat.
[1405.4] Il devient « un
artiste quand il s’agissait d’ajuster sa ferveur dans son devoir envers sa
famille et au service social » [1385.0]
De
douze ans à quatorze ans, Jésus occupa ces années à intégrer ses
convictions personnelles de loyauté à des standards divins et de devoir envers
sa famille. Faisant « les
ajustements nécessaires journellement »,
Jésus refusât de résoudre le problème avec partialité en ignorant un de ses
devoirs. Il n’interprétait pas
le conflit comme une tension entre le chemin de ses parents et le chemin de Dieu.
« Il acheva la
satisfaction d’effectuer un harmonieux mélange sans cesse croissants de
convictions personnelles et d’obligations familiales dans un concept maître
de solidarité de groupe faites de loyauté, impartialité, tolérance et amour »
[1370.0] Dans un tel concept, les
qualités de caractère sont ses ingrédients.
Si c’est un exemple d’un concept maître, et si c’est le genre ingrédient
qui le compose, et si c’est ce qu’il faut pour en arriver là, alors la
philosophie et l’effort pour une vie intégrée sont plus intimement liés que
la plupart des gens s’imagine.
La
philosophie, amenant ensemble des réflexions sur les faits et les valeurs, établit
le pont entre la science et la religion. La
réflexion philosophique reconnaît les problèmes nécessitant l’attention de
la prière ; elle donne à la
religion son contact avec le domaine de la science en interprétant le bien fondé
de la science, et la philosophie applique décidément à la situation devant
nous, la réponse divine à la prière - revelation rehaussée de la vérité,
de la beauté et de la bonté. [1216#1;
1002.3]
3.
Religion d’une vie intégrée.
Religion,
l’expression de la vérité vivante, est l’intégration suprême du fait, de
la signification, et de la valeur. Pour
chaque individu, le fait de la souveraineté et le fait de l’amour de Dieu éclipse
tout autre fait [52.5 ; 454.2] Les
significations de l’ascension evolutionnaire vers la perfection illumine
chaque situation.
La
prière réfléchie s’adapte aux besoins de la situation. Vous devez « sincèrement et courageusement faire face
aux problèmes de la réalité universelle » ; vous devez rechercher
la sagesse concernant « les problèmes spécifiquement humains rencontres
dans l’ascension au Paradis » ; vous devez avoir fait tout votre
possible pour résoudre le problème ; « de tout votre cœur vous
avez choisi de faire la volonté divine », « d’oblitérer le
centre inerte de l’indécision », et d’effectuer
« une consécration sans réserve, et une dédication dynamique à
faire actuellement la volonté du Père [1002#9]
La
vraie religion ne s’envole que quand elle transcende « chaque désire de
la Pensée et la soif de âme », « chaque
élément d’intérêt personnel ou de créature »,
quand nous accomplissons un pas dans l’éternité, et avançons de la
Pensée sublime de la prière vers la super-pensée de l’adoration [1002.0 ;
65.6 ; 1616.9]
L’ensemble
du tout que nous trouvons parfaitement unifié dans la Source Première et
Centre ne nous est accessible seulement quand nous laissons aller la conception
humaine que nous avons si laborieusement et avec tant d’obéissance travaille
à synthétiser. L’intégration,
finalement vient de la participation d’une joyeuse communion et coopération
avec notre Père.
Jeffrey
Wattles est l’auteur de « La Règle d’Or » (Oxford University
Press, 1996)