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| How to Teach Filthy Rich Girls | Garces Académie |
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| CHAPTER ONE
Choose the letter that would best fill in the blank spaces in the following sentence:
Exchanging family heirlooms and occasional sexual favors for ________ financial security is ___________. a. marginal; justifiable b. complete; commonplace in Beverly Hills c. a promise of; so 1990, circa Pretty Woman d. reasonable; unforgivable e. concert tickets and; totally legit Snatching my receipt from the bodega ATM, I already knew the bad news. I’d just withdrawn two-hundred dollars and my account balance was hovering just over zero. So I stashed the cash and receipt in my battered backpack and I asked what any recent Yale graduate whose student loans had left her seventy-five-thousand bucks in debt would wonder: "If I were to charge for sex, how much could I get?" "Depends," answered my best friend Charma Abrams, flatly. Her nasal monotone had been heavily influenced by too many girlhood hours spent with MTV’s Daria. "Do you get to pick and choose your clientele?" "Let’s say I’m just going for maximum cash." "Hard to say. Let’s go find you a pimp in Tompkins Square Park." Charma examined her reflection in the anti-shoplifting mirror above the limp-looking green vegetables. "Or we could ask your sister." My sister. Lily. As Charma well knew, Lily was playing a rich-girl-turned-hooker-turned-pimp in Streets, Doris Egan’s new off-Broadway play. Her photo had graced the cover of last week’s Time Out: "The New Season’s Must-See Young Thesp." My sister had been must-see her whole life. Drop-dead gorgeous, talented singer and dancer, Brown University grad, Lily had been born to be stared at. As I took in my own reflection in the warped deli mirror-medium height and weight, size eight on the top and size ten on the bottom on a good day, shoulder-length brown hair exceptionally prone to frizz, a heart-shaped face with nice-enough hazel eyes, a thin nose, and lips like the "before" photo on a lip plumper ad-I wondered for the zillionth time how Lily and I shared a gene pool. The chief reason I’d chosen to attend Yale was so I could do one thing in my life that was more impressive than what she had. The immaturity of this is not lost on me, by the way. |
CHAPITRE UN
Choisissez la réponse qui complète le mieux la phrase suivante : Échanger des souvenirs de famille et, à l’occasion, des faveurs sexuelles contre ____________________ sécurité financière est _______________. a. un minimum de ; légitime b. une totale ; courant à Beverly Hills c. une promesse de ; très années 90, circa Pretty Woman d. une raisonnable ; impardonnable e. des tickets de concert et la ; tout à fait réglo En prenant mon ticket du distributeur de billets à l'intérieur de l’épicerie, je connaissais déjà la mauvaise nouvelle : je venais tout juste de retirer deux cents dollars et le solde de mon compte avoisinait les zéros. J'enfouis le liquide et le ticket dans mon vieux sac à dos et je posai la question que toute étudiante fraîchement diplômée de Yale dont l'emprunt la laisse avec une dette de soixante-quinze mille dollars se poserait : - Si je décidais de me faire payer pour coucher, combien je pourrais me faire ? - Ça dépend, répondit impassiblement ma meilleure amie, Charma Abrams. De nombreuses heures passées devant Daria sur MTV avaient fortement modelé sa voix monotone et nasillarde pendant sa jeunesse. - Est-ce que tu peux choisir ta clientèle toi-même? continua-t-elle. - Disons que je veux me faire un maximum d’argent. - C’est dur à dire. On va aller te trouver un maquereau à Tompkins Square Park. Charma examina son reflet dans la glace sans tain au-dessus des légumes défraîchis avant d'ajouter : - Ou bien on pourrait aller poser la question à ta sœur. Ma sœur, Lily. Comme le savait très bien Charma, Lily jouait le rôle d'une fille riche tombée dans la prostitution puis dans le proxénétisme dans Streets, la nouvelle pièce off-Broadway de Doris Egan. Sa photo avait orné la couverture du Time Out de la semaine précédente : " L'Incontournable Jeune Comédienne de la Saison. " Toute sa vie, ma sœur avait été incontournable. Belle à couper le souffle, talentueuse chanteuse et danseuse, diplômée de l'Université de Brown, Lily était née pour être admirée. Alors que je contemplais mon propre reflet dans le miroir voilé de l'épicerie (corpulence moyenne, taille 40 en haut et 42 en bas dans le meilleur des cas, cheveux bruns mi-longs qui avaient une fâcheuse tendance à friser, visage en forme de cœur avec d'assez jolis yeux noisette, un nez fin et des lèvres comme celles que l’on voit sur les photos « avant » des pubs pour repulpeurs), je me demandai pour la énième fois comment Lily et moi pouvions partager le même patrimoine héréditaire. J’avais choisi d’aller à Yale pour la seule raison de faire mieux qu’elle une fois dans ma vie. L’immaturité de cette attitude ne m’échappe pas, bien entendu. |