Lecture 5: Pêcheur d'Islande I:3 (suite et fin)

Lecture

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I:3 (suite et fin)

      La bonne vieille grand'mère, pauvre et proprette, s'en alla en remerciant, dès que la lettre fut relue et l'enveloppe fermée. Elle demeurait assez loin, à l'entrée du pays de Ploubazlanec, dans un hameau de la côte, encore dans cette même chaumière où elle était née, où elle avait eu ses fils et ses petits-fils.

Voici une carte qui indique Paimpol et Ploubazlanec. Paimpol est une ville, mais Ploubazlanec est toute la région au nord de Paimpol

(Source: www.mapquest.com)

Voici une chaumière de pêcheur dans la région de Paimpol sur une carte postale de l'époque. Notez le toit de chaume.

(Source: Carte postale de l'époque)

     En traversant la ville, elle répondait à beaucoup de monde qui lui disait bonsoir : elle était une des anciennes du pays, débris d'une famille vaillante et estimée.

     Par des miracles d'ordre et de soins, elle arrivait à paraître à peu près bien mise, avec de pauvres robes raccommodées, qui ne tenaient plus. Toujours ce petit châle brun de Paimpolaise, qui était sa tenue d'habillé, et sur lequel retombaient depuis une soixantaine d'années les cornets de mousseline de ses grandes coiffes : son propre châle de mariage, jadis bleu, reteint pour les noces de son fils Pierre, et depuis ce temps-là ménagé pour les dimanches, encore bien présentable.

Voici une Paimpolaise de l'époque qui porte son châle. La coiffe, plus petite que celle dans la photo de la Lecture 4, est la coiffe "toute petite de la forme nouvelle" que porte Gaud.

(Source: Collection de vieilles cartes postales privée)

     Elle avait continué de se tenir droite dans sa marche, pas du tout comme les vieilles ; et vraiment, malgré ce menton un peu trop remonté [cf. 4.4], avec ces yeux si bons et ce profil si fin, on ne pouvait s'empêcher de la trouver bien jolie.

5   Elle était très respectée, et cela se voyait, rien que dans les bonsoirs que les gens lui donnaient. En route elle passa devant chez son galant, un vieux soupirant d'autrefois, menuisier de son état ; octogénaire, qui maintenant se tenait toujours assis à sa porte tandis que les jeunes, ses fils, rabotaient aux établis. --Jamais il ne s'était consolé, disait-on, de ce qu'elle n'avait voulu de lui ni en premières ni en secondes noces ; mais avec l'âge, cela avait tourné en une espèce de rancune comique, moitié amicale, moitié maligne, et il l'interpellait toujours :

     --Eh bien ! La belle, quand ça donc qu'il faudra aller vous prendre mesure ? ...

     Elle remercia, disant que non, qu'elle n'était pas encore décidée à se faire faire ce costume-là. Le fait est que ce vieux, dans sa plaisanterie un peu lourde, parlait de certain costume en planches de sapin par lequel finissent tous les habillements terrestres...

     --Allons, quand vous voudrez alors ; mais ne vous gênez pas, la belle, vous savez...

     Il lui avait déjà fait cette même facétie plusieurs fois. Et aujourd'hui elle avait peine à en rire : c'est qu'elle se sentait plus fatiguée, plus cassée par sa vie de labeur incessant, --et elle songeait à son cher petit-fils, son dernier, qui, à son retour d'Islande, allait partir pour le service. --Cinq années ! ... S'en aller en Chine peut-être, à la guerre ! ... Serait-elle bien là, quand il reviendrait ? --Une angoisse la prenait à cette pensée... Non, décidément, elle n'était pas si gaie qu'elle en avait eu l'air, cette pauvre vieille, et voici que sa figure se contractait horriblement comme pour pleurer.

10  C'était donc possible cela, c'était donc vrai, qu'on allait bientôt le lui enlever, ce dernier petit-fils... Hélas! Mourir peut-être toute seule, sans l'avoir revu... On avait bien fait quelques démarches (des messieurs de la ville qu'elle connaissait) pour l'empêcher de partir, comme soutien d'une grand'mère presque indigente qui ne pourrait bientôt plus travailler. Cela n'avait pas réussi, --à cause de l'autre, Jean Moan le déserteur, un frère aîné de Sylvestre dont on ne parlait plus dans la famille, mais qui existait tout de même quelque part en Amérique, enlevant à son cadet le bénéfice de l'exemption militaire. Et puis on avait objecté sa petite pension de veuve de marin ; on ne l'avait pas trouvée assez pauvre.

     Quand elle fut rentrée, elle dit longuement ses prières, pour tous ses défunts, fils et petit-fils ; ensuite elle pria aussi, avec une confiance ardente, pour son petit Sylvestre, et essaya de s'endormir, --songeant au costume en planches, le coeur affreusement serré de se sentir si vieille au moment de ce départ...


     L'autre, la jeune fille, était restée assise près de sa fenêtre, regardant sur le granit des murs les reflets jaunes du couchant, et, dans le ciel, les hirondelles noires qui tournoyaient.

Voici la Place du Martray, telle que Gaud l'aurait vue de sa chambre à l'époque, et telle qu'on la voit aujourd'hui.

(Source: Collectioin de vieilles cartes postales privée)

(Source: Archives personnelles)

Paimpol était toujours très mort, même le dimanche, par ces longues soirées de mai ; des jeunes filles, qui n'avaient seulement personne pour leur faire un peu la cour, se promenaient deux par deux, trois par trois, rêvant aux galants d'Islande... [1]

     " ... Le bonjour de ma part au fils Gaos... " [cf. 4.17] Cela l'avait beaucoup troublée d'écrire cette phrase, et ce nom qui, à présent, ne voulait plus la quitter. Elle passait souvent ses soirées à cette fenêtre, comme une demoiselle. Son père n'aimait pas beaucoup qu'elle se promenât avec les autres filles de son âge et qui, autrefois, avaient été de sa condition. Et puis, en sortant du café, quand il faisait les cent pas en fumant sa pipe avec d'autres anciens marins comme lui, il était content d'apercevoir là-haut, à sa fenêtre encadrée de granit, entre les pots de fleurs, sa fille installée dans cette maison de riches.

W287 Camille Monet à sa fenêtre 1873 (Richmond, Va. Museum of Fine Art)

(Source: http://216.156.7.196/monet1.htm)

     Le fils Gaos ! ... elle regardait malgré elle de ce côté de la mer, qu'on ne voyait pas, mais qu'on sentait là tout près, au bout de ces petites ruelles par où remontaient les bateliers. Et sa pensée s'en allait dans les infinis de cette chose toujours attirante, qui fascine et qui dévore ; --sa pensée s'en allait là-bas, très loin dans les eaux polaires, où naviguait la Marie, capitaine Guermeur.

15 Quel étrange garçon que ce fils Gaos ! ... fuyant, insaisissable maintenant, après s'être avancé d'une manière à la fois si osée et si douce.

     Ensuite, dans sa longue rêverie, elle repassait les souvenirs de son retour en Bretagne, qui était de l'année dernière.

     Un matin de décembre, après une nuit de voyage, le train venant de Paris les avait déposés, son père et elle, à Guingamp, au petit jour brumeux et blanchâtre, très froid, frisant encore l'obscurité.

Sur les cartes ci-dessous vous voyez le trajet Paris-Guingamp (Guingamp est marquée par une étoile), et ensuite Guingamp-Paimpol.

(Source: WebCrawler Maps)


Alors elle avait été saisie par une impression inconnue : cette vieille petite ville, qu'elle n'avait jamais traversée qu'en été, elle ne la reconnaissait plus : elle y éprouvait comme la sensation de plonger tout à coup dans ce qu'on appelle, à la campagne : les temps, --les temps lointains du passé. [2] Ce silence, après Paris ! Ce train de vie tranquille de gens d'un autre monde, allant dans la brume à leurs toutes petites affaires ! Ces vieilles maisons en granit sombre, noires d'humidité et d'un reste de nuit ; toutes ces choses bretonnes--qui la charmaient à présent qu'elle aimait Yann--lui avaient paru ce matin-là d'une tristesse bien désolée. Des ménagères matineuses ouvraient déjà leurs portes, et, en passant, elle regardait dans ces intérieurs anciens, à grande cheminée, où se tenaient assises, avec des poses de quiétude, des aïeules en coiffe qui venaient de se lever.

Voici l'intérieur d'une maison bretonne de l'époque. Vous pouvez voir la "grande cheminée" à gauche, et "assise, avec une pose de quiétude," une "aïeule en coiffe."

(Source: http://www.carte-postale.com/bretagne/campagnebretonne.htm)

Dès qu'il avait fait un peu plus jour, elle était entrée dans l'église pour dire ses prières. Et comme elle lui avait semblé immense et ténébreuse, cette nef magnifique, --et différente des églises parisiennes, avec ses piliers rudes usés à la base par les siècles, sa senteur de caveau, de vétusté, de salpêtre. Dans un recul profond, derrière des colonnes, un cierge brûlait, et une femme se tenait agenouillée devant, sans doute pour faire un voeu; la lueur de cette flammèche grêle se perdait dans le vide incertain des voûtes...

En écrivant ce passage, Loti pensait sans doute à la Basilique Notre Dame de Bon Secours à Guingamp. En voici la nef, avec ses piliers rudes. Loti y est entré un jour de 1878. Dans son journal, il remarque qu'il y avait observé "des Bretonnes agenouillées et des cierges allumés." Comme vous pouvez voir sur la photo, à droit, il y a toujours des cierges allumés.

(Source: Archives personnelles)

 

Elle avait retrouvé là tout à coup, en elle-même, la trace d'un sentiment bien oublié : cette sorte de tristesse et d'effroi qu'elle éprouvait jadis, étant toute petite, quand on la menait à la première messe des matins d'hiver, dans l'église de Paimpol.

Voici une vieille photo de l'intérieur de l'ancienne église de Paimpol, celle dont Gaud se souvient en entrant dans l'église de Guingamp. Elle n'existe plus, sauf le clocher, qu'on appelle maintenant "la Vieille Tour."

(Source: Collection de vieilles cartes postales privée)

     Ce Paris, elle ne le regrettait pourtant pas, bien sûr, quoiqu'il y eût là beaucoup de choses belles et amusantes. D'abord, elle s'y trouvait presque à l'étroit, ayant dans les veines ce sang des coureurs de mer. Et puis, elle s'y sentait une étrangère, une déplacée : les parisiennes, c'étaient ces femmes dont la taille mince avait aux reins une cambrure artificielle, qui connaissaient une manière à part de marcher, de se trémousser dans des gaines baleinées [cf. 4.25] ; et elle était trop intelligente pour avoir jamais essayé de copier de plus près ces choses. Avec ses coiffes, commandées chaque année à la faiseuse de Paimpol [cf. 4.25], elle se trouvait mal à l'aise dans les rues de Paris, ne se rendant pas compte que, si on se retournait tant pour la voir, c'est qu'elle était très charmante à regarder.

     Il y en avait, de ces parisiennes, dont les allures avaient une distinction qui l'attirait, mais elle les savait inaccessibles, celles-là. Et les autres, celles de plus bas, qui auraient consenti à lier connaissance, elle les tenait dédaigneusement à l'écart, ne les jugeant pas dignes. Elle avait donc vécu sans amies, presque sans autre société que celle de son père, souvent affairé, absent. [3] Elle ne regrettait pas cette vie de dépaysement et de solitude.

20 Mais c'est égal, ce jour d'arrivée, elle avait été surprise d'une façon pénible par l'âpreté de cette Bretagne, revue en plein hiver. Et la pensée qu'il faudrait faire encore quatre ou cinq heures de voiture, s'enfouir beaucoup plus avant dans ce pays morne pour arriver à Paimpol, l'avait inquiétée comme une oppression.

     Tout l'après-midi de ce même jour gris, ils avaient en effet voyagé, son père et elle, dans une vieille petite diligence crevassée, ouverte à tous les vents ; passant à la nuit tombante dans des villages tristes, sous des fantômes d'arbres suant la brume en gouttelettes fines.

W1310 Les peupliers sur les bords de l'Epte 1891 (Edinburgh: National Gallery of Scotland)

(Source: http://sunsite.auc.dk/cgfa/monet/monet2.htm)

Bientôt il avait fallu allumer les lanternes, alors on n'avait plus rien vu--que deux traînées d'une nuance bien verte de feu de Bengale qui semblaient courir de chaque côté en avant des chevaux, et qui étaient les lueurs de ces deux lanternes jetées sur les interminables haies du chemin. --Comment tout à coup cette verdure si verte, en décembre ? ... D'abord étonnée, elle se pencha pour mieux voir, puis il lui sembla reconnaître et se rappeler : les ajoncs, les éternels ajoncs marins des sentiers et des falaises, qui ne jaunissent jamais dans le pays de Paimpol. En même temps commençait à souffler une brise plus tiède, qu'elle croyait reconnaître aussi, et qui sentait la mer...

     Vers la fin de la route, elle avait été tout à fait réveillée et amusée par cette réflexion qui lui était venue :

     --Tiens, puisque nous sommes en hiver, je vais les voir, cette fois, les beaux pêcheurs d'Islande [cf. 4.26].

     En décembre, ils devaient être là, revenus tous, dont ses amies, grandes et petites, l'entretenaient tant, à chacun de ses voyages d'été, pendant les promenades du soir [cf. 4.26]. Et cette idée l'avait tenue occupée, pendant que ses pieds se glaçaient dans l'immobilité de la carriole...

25 En effet, elle les avait vus... et maintenant son coeur lui avait été pris par l'un d'eux...

Observations

[1] "des jeunes filles . . . se promenaient deux par deux, trois par trois, rêvant aux galants d' Islande..."

Bien que le style de Monet ressemble fort au style de Loti, leur façon de voir la Bretagne n'était pas la seule possible. Regardez ce tableau d'un autre peintre contemporain, Paul Gauguin, qui aimait beaucoup Pêcheur d'Islande.

Four Breton Women 1886 -- l'année de Pêcheur d'Islande

(Source: http://sunsite.auc.dk/cgfa/gauguin/p-gauguin40.htm)

[2] "Alors elle avait été saisie par une impression inconnue : cette vieille petite ville, qu'elle n'avait jamais traversée qu'en été, elle ne la reconnaissait plus : elle y éprouvait comme la sensation de plonger tout à coup dans ce qu'on appelle, à la campagne : les temps, --les temps lointains du passé."

Encore une fois, on voit l'idée que la Bretagne est toujours dans le passé, plus près des origines de l'homme.

[3] "Il y en avait, de ces parisiennes, dont les allures avaient une distinction qui l'attirait, mais elle les savait inaccessibles, celles-là. Et les autres, celles de plus bas, qui auraient consenti à lier connaissance, elle les tenait dédaigneusement à l'écart, ne les jugeant pas dignes. Elle avait donc vécu sans amies, presque sans autre société que celle de son père, souvent affairé, absent."

La vie de Gaud à Paris, et surtout sa solitude, ressemble fort à celle de Loti lui-même lorsqu'il y passait sa seizième année à préparer l'examen pour l'Ecole Navale. Cf. Prime Jeunesse, Ch. XLII.

Révision de la lecture

1. Où Yvonne habite-t-elle? Quelle différence y a-t-il entre sa maison et celle de Gaud?
2. Qui est le "galant" d'Yvonne?
3. Quel "costume" est-ce qu'il propose de lui faire?
4. Pourquoi Yvonne est-elle inquiète aujourd'hui?
5. Pourquoi est-ce qu'on ne pouvait obtenir une exemption militaire pour Sylvestre?
6. Pourquoi son père préfère-t-il que Gaud passe ses soirées seule dans la maison?
7. Où Gaud était-elle entrée, quand elle se promenait dans les rues de Guingamp?
8. Pourquoi Gaud ne regrettait-elle pas Paris?
9. Comment Gaud et son père ont-ils fait le trajet de Guingamp à Paimpol?
10. Pendant ce trajet, quelle réflexion avait amusé Gaud?

Révision de la grammaire

5.3 "elle arrivait à paraître à peu près bien mise, avec de pauvres robes raccommodées"
5.21 "Tout l'après-midi de ce même jour gris, ils avaient en effet voyagé, son père et elle, dans une vieille petite diligence crevassée, ouverte à tous les vents ; passant à la nuit tombante dans des villages tristes, sous des fantômes d'arbres suant la brume en gouttelettes fines."

Pourquoi de, pourquoi des? I.C.1.

5.3 "Toujours ce petit châle brun de Paimpolaise, qui était sa tenue d'habillé, et sur lequel retombaient depuis une soixantaine d'années les cornets de mousseline de ses grandes coiffes"
5.7 "Le fait est que ce vieux, dans sa plaisanterie un peu lourde, parlait de certain costume en planches de sapin par lequel finissent tous les habillements terrestres..."
5.14 "elle regardait malgré elle de ce côté de la mer, qu'on ne voyait pas, mais qu'on sentait là tout près, au bout de ces petites ruelles par où remontaient les bateliers."
5.14 "sa pensée s'en allait là-bas, très loin dans les eaux polaires, où naviguait la Marie, capitaine Guermeur."
5.17 "elle regardait dans ces intérieurs anciens, à grande cheminée, où se tenaient assises, avec des poses de quiétude, des aïeules en coiffe qui venaient de se lever."
5.21 "En même temps commençait à souffler une brise plus tiède"

Notez l'inversion du sujet et du verbe dans la proposition subordonnée. VIII.B.

5.4 "Elle avait continué de se tenir droite dans sa marche, pas du tout comme les vieilles"

Notez la préposition après continuer suivi d'un infinitif. III.G.

5.5 "Elle était très respectée, et cela se voyait, rien que dans les bonsoirs que les gens lui donnaient."

Que veut dire le verbe pronominal ici? III.C.2.

5.7 "Elle remercia, disant que non, qu'elle n'était pas encore décidée à se faire faire ce costume-là"

Comprenez-vous cette construction du verbe? III.K.1.

5.9 "c'est qu'elle se sentait plus fatiguée, plus cassée par sa vie de labeur incessant"
5.11 "ensuite elle pria aussi, avec une confiance ardente, pour son petit Sylvestre, et essaya de s'endormir, --songeant au costume en planches, le coeur affreusement serré de se sentir si vieille au moment de ce départ..."
5.14 "elle regardait malgré elle de ce côté de la mer, qu'on ne voyait pas, mais qu'on sentait là tout près"

Pourquoi se sentir, pourquoi sentir? VII.I.

5.13 "Son père n'aimait pas beaucoup qu'elle se promenât avec les autres filles de son âge" III.D.2.h.
5.18 "Ce Paris, elle ne le regrettait pourtant pas, bien sûr, quoiqu'il y eût là beaucoup de choses belles et amusantes." III.D.2.b.

Pourquoi le verbe est-il au subjonctif?

5.13 "il faisait les cent pas en fumant sa pipe avec d'autres anciens marins comme lui"
5.17 "Des ménagères matineuses ouvraient déjà leurs portes, et, en passant, elle regardait dans ces intérieurs anciens,"

Quelle différence y a-t-il entre anciens marins et intérieurs anciens? IV.D.

5.15 "Quel étrange garçon que ce fils Gaos ! ... fuyant, insaisissable maintenant, après s'être avancé d'une manière à la fois si osée et si douce."

Notez la forme du verbe après après. III.J.3.

5.17 "Alors elle avait été saisie par une impression inconnue "
5.20 "ce jour d'arrivée, elle avait été surprise d'une façon pénible par l'âpreté de cette Bretagne"
5.22 "Vers la fin de la route, elle avait été tout à fait réveillée et amusée par cette réflexion qui lui était venue"
5.25 "et maintenant son coeur lui avait été pris par l'un d'eux..."

Quelle construction verbale avez-vous ici? Pourquoi par? III.C.1.

5.24 "En décembre, ils devaient être là, revenus tous, dont ses amies, grandes et petites, l'entretenaient tant, à chacun de ses voyages d'été, pendant les promenades du soir. Et cette idée l'avait tenue occupée, pendant que ses pieds se glaçaient dans l'immobilité de la carriole..."

Quelle différence y a-t-il ici entre pendant et pendant que? V.B.