La bonne vieille grand'mère, pauvre et proprette, s'en alla en remerciant, dès que la lettre fut relue et l'enveloppe fermée. Elle demeurait assez loin, à l'entrée du pays de Ploubazlanec, dans un hameau de la côte, encore dans cette même chaumière où elle était née, où elle avait eu ses fils et ses petits-fils.
Voici une carte qui indique Paimpol et Ploubazlanec. Paimpol est une ville, mais Ploubazlanec est toute la région au nord de Paimpol
(Source: www.mapquest.com)
Voici une chaumière de pêcheur dans la région de Paimpol sur une carte postale de l'époque. Notez le toit de chaume.
(Source: Carte postale de l'époque)
En traversant la ville, elle répondait à beaucoup
de monde qui lui disait bonsoir : elle était une des anciennes du pays, débris
d'une famille vaillante et estimée.
Par des miracles d'ordre et de soins, elle arrivait
à paraître à peu près bien mise, avec de
pauvres robes raccommodées, qui ne tenaient plus. Toujours ce petit châle brun
de Paimpolaise, qui était sa tenue d'habillé, et sur lequel retombaient
depuis une soixantaine d'années les cornets de mousseline de ses grandes
coiffes : son propre châle de mariage, jadis bleu, reteint pour les noces
de son fils Pierre, et depuis ce temps-là ménagé pour les dimanches, encore
bien présentable.
Voici une Paimpolaise de l'époque qui porte son châle. La coiffe, plus petite que celle dans la photo de la Lecture 4, est la coiffe "toute petite de la forme nouvelle" que porte Gaud.
(Source: Collection de vieilles cartes postales privée)
Elle avait continué de se
tenir droite dans sa marche, pas du tout comme les vieilles ; et vraiment, malgré
ce menton un peu trop remonté [cf. 4.4], avec ces
yeux si bons et ce profil si fin, on ne pouvait s'empêcher de la trouver bien
jolie.
5 Elle était très respectée, et cela se voyait,
rien que dans les bonsoirs que les gens lui donnaient. En route elle passa devant
chez son galant, un vieux soupirant d'autrefois, menuisier de son état ; octogénaire,
qui maintenant se tenait toujours assis à sa porte tandis que les jeunes, ses
fils, rabotaient aux établis. --Jamais il ne s'était consolé, disait-on, de
ce qu'elle n'avait voulu de lui ni en premières ni en secondes noces ; mais
avec l'âge, cela avait tourné en une espèce de rancune comique, moitié amicale,
moitié maligne, et il l'interpellait toujours :
--Eh bien ! La belle, quand ça donc qu'il faudra
aller vous prendre mesure ? ...
Elle remercia, disant que non, qu'elle n'était
pas encore décidée à se faire faire ce costume-là. Le fait est que ce
vieux, dans sa plaisanterie un peu lourde, parlait
de certain costume en planches de sapin par lequel finissent tous les habillements
terrestres...
--Allons, quand vous voudrez alors ; mais ne vous
gênez pas, la belle, vous savez...
Il lui avait déjà fait cette même facétie plusieurs
fois. Et aujourd'hui elle avait peine à en rire : c'est qu'elle se sentait
plus fatiguée, plus cassée par sa vie de labeur incessant, --et elle songeait
à son cher petit-fils, son dernier, qui, à son retour d'Islande, allait partir
pour le service. --Cinq années ! ... S'en aller en Chine
peut-être, à la guerre ! ... Serait-elle bien là, quand il reviendrait ?
--Une angoisse la prenait à cette pensée... Non, décidément, elle n'était pas
si gaie qu'elle en avait eu l'air, cette pauvre vieille, et voici que sa figure
se contractait horriblement comme pour pleurer.
10 C'était donc possible cela, c'était donc
vrai, qu'on allait bientôt le lui enlever, ce dernier petit-fils... Hélas! Mourir
peut-être toute seule, sans l'avoir revu... On avait bien fait quelques
démarches (des messieurs de la ville qu'elle connaissait) pour l'empêcher de
partir, comme soutien d'une grand'mère presque
indigente qui ne pourrait bientôt plus travailler. Cela n'avait pas réussi,
--à cause de l'autre, Jean Moan le déserteur, un frère aîné de Sylvestre dont
on ne parlait plus dans la famille, mais qui existait tout de même quelque part
en Amérique, enlevant à son cadet le bénéfice de l'exemption militaire. Et puis
on avait objecté sa petite pension de veuve de marin ; on ne l'avait pas trouvée
assez pauvre.
Quand elle fut rentrée, elle dit longuement ses
prières, pour tous ses défunts, fils et petit-fils ; ensuite elle pria aussi,
avec une confiance ardente, pour son petit Sylvestre, et essaya de s'endormir,
--songeant au costume en planches, le coeur affreusement serré de se sentir
si vieille au moment de ce départ...
L'autre, la jeune fille, était restée assise près
de sa fenêtre, regardant sur le granit des murs les reflets jaunes du couchant,
et, dans le ciel, les hirondelles noires qui tournoyaient.
Voici la Place du Martray, telle que Gaud l'aurait vue de sa chambre à l'époque, et telle qu'on la voit aujourd'hui.
(Source: Collectioin de vieilles cartes postales privée)
(Source: Archives personnelles)
Paimpol était toujours très mort, même le dimanche, par ces longues
soirées de mai ; des jeunes filles, qui n'avaient seulement personne pour leur
faire un peu la cour, se promenaient deux par deux, trois par trois, rêvant
aux galants d'Islande... [1]
" ... Le bonjour de ma part au fils Gaos... "
[cf. 4.17] Cela l'avait beaucoup troublée d'écrire cette phrase, et ce nom qui,
à présent, ne voulait plus la quitter. Elle passait souvent ses soirées à cette
fenêtre, comme une demoiselle. Son père n'aimait
pas beaucoup qu'elle se promenât avec les autres filles de son âge et
qui, autrefois, avaient été de sa condition. Et puis, en sortant du café, quand
il faisait les cent pas en fumant sa pipe avec d'autres anciens marins
comme lui, il était content d'apercevoir là-haut, à sa fenêtre encadrée de granit,
entre les pots de fleurs, sa fille installée dans cette maison de riches.
(Source: http://216.156.7.196/monet1.htm)
Le fils Gaos
! ... elle regardait malgré elle de ce côté de la mer, qu'on ne voyait
pas, mais qu'on sentait là tout près, au bout de ces petites ruelles
par où remontaient les bateliers. Et sa pensée s'en allait dans les infinis
de cette chose toujours attirante, qui fascine et qui dévore ; --sa pensée s'en
allait là-bas, très loin dans les eaux polaires, où naviguait la Marie,
capitaine Guermeur.
15 Quel étrange garçon que ce fils Gaos !
... fuyant, insaisissable maintenant, après s'être avancé d'une manière
à la fois si osée et si douce.
Ensuite, dans sa longue rêverie, elle repassait
les souvenirs de son retour en Bretagne, qui était de l'année dernière.
Un matin de décembre, après une nuit de voyage,
le train venant de Paris les avait déposés, son père et elle, à Guingamp, au
petit jour brumeux et blanchâtre, très froid, frisant
encore l'obscurité.
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Sur les cartes ci-dessous vous voyez le trajet Paris-Guingamp (Guingamp est marquée par une étoile), et ensuite Guingamp-Paimpol.
(Source: WebCrawler Maps) |
Voici l'intérieur d'une maison bretonne de l'époque. Vous pouvez voir la "grande cheminée" à gauche, et "assise, avec une pose de quiétude," une "aïeule en coiffe."

(Source: http://www.carte-postale.com/bretagne/campagnebretonne.htm)
Dès qu'il avait fait un peu plus jour, elle était entrée dans l'église pour dire ses prières. Et comme elle lui avait semblé immense et ténébreuse, cette nef magnifique, --et différente des églises parisiennes, avec ses piliers rudes usés à la base par les siècles, sa senteur de caveau, de vétusté, de salpêtre. Dans un recul profond, derrière des colonnes, un cierge brûlait, et une femme se tenait agenouillée devant, sans doute pour faire un voeu; la lueur de cette flammèche grêle se perdait dans le vide incertain des voûtes...
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En écrivant ce passage, Loti pensait sans doute à la Basilique Notre Dame de Bon Secours à Guingamp. En voici la nef, avec ses piliers rudes. Loti y est entré un jour de 1878. Dans son journal, il remarque qu'il y avait observé "des Bretonnes agenouillées et des cierges allumés." Comme vous pouvez voir sur la photo, à droit, il y a toujours des cierges allumés.
(Source: Archives personnelles)
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Elle avait retrouvé là tout à coup, en elle-même, la trace d'un sentiment bien oublié : cette sorte de tristesse et d'effroi qu'elle éprouvait jadis, étant toute petite, quand on la menait à la première messe des matins d'hiver, dans l'église de Paimpol.
Voici une vieille photo de l'intérieur de l'ancienne église de Paimpol, celle dont Gaud se souvient en entrant dans l'église de Guingamp. Elle n'existe plus, sauf le clocher, qu'on appelle maintenant "la Vieille Tour."

(Source: Collection de vieilles cartes postales privée)
Ce Paris,
elle ne le regrettait pourtant pas, bien sûr, quoiqu'il y eût là beaucoup
de choses belles et amusantes. D'abord, elle s'y trouvait presque
à l'étroit, ayant dans les veines ce sang des coureurs de mer. Et puis, elle
s'y sentait une étrangère, une déplacée : les parisiennes, c'étaient ces femmes
dont la taille mince avait aux reins une cambrure artificielle, qui connaissaient
une manière à part de marcher, de se trémousser dans des gaines baleinées [cf.
4.25] ; et elle était trop intelligente pour avoir jamais essayé de copier de
plus près ces choses. Avec ses coiffes, commandées chaque année à la faiseuse
de Paimpol [cf. 4.25], elle se trouvait mal à l'aise dans les rues de Paris,
ne se rendant pas compte que, si on se retournait tant pour la voir, c'est qu'elle
était très charmante à regarder.
Il y en avait, de ces parisiennes, dont les allures
avaient une distinction qui l'attirait, mais elle les savait inaccessibles,
celles-là. Et les autres, celles de plus bas, qui auraient consenti à lier connaissance,
elle les tenait dédaigneusement à l'écart, ne les jugeant pas dignes. Elle avait
donc vécu sans amies, presque sans autre société
que celle de son père, souvent affairé, absent. [3] Elle ne regrettait pas cette
vie de dépaysement et de solitude.
20 Mais c'est égal, ce jour d'arrivée, elle avait été surprise
d'une façon pénible par l'âpreté de cette Bretagne, revue en plein hiver.
Et la pensée qu'il faudrait faire encore quatre ou cinq heures de voiture, s'enfouir
beaucoup plus avant dans ce pays morne pour arriver à Paimpol, l'avait inquiétée
comme une oppression.
Tout l'après-midi de ce même jour gris, ils avaient
en effet voyagé, son père et elle, dans une vieille petite diligence crevassée,
ouverte à tous les vents ; passant à la nuit tombante dans des villages
tristes, sous des fantômes d'arbres suant la brume en gouttelettes fines.
(Source: http://sunsite.auc.dk/cgfa/monet/monet2.htm)
Bientôt il avait fallu allumer les lanternes, alors on n'avait plus rien vu--que
deux traînées d'une nuance bien verte de feu de Bengale qui semblaient
courir de chaque côté en avant des chevaux, et qui étaient les lueurs de ces deux
lanternes jetées sur les interminables haies du chemin. --Comment
tout à coup cette verdure si verte, en décembre ? ... D'abord étonnée,
elle se pencha pour mieux voir, puis il lui sembla
reconnaître et se rappeler : les ajoncs, les éternels ajoncs marins des sentiers
et des falaises, qui ne jaunissent jamais dans le pays de Paimpol. En même temps
commençait à souffler une brise plus tiède, qu'elle croyait reconnaître
aussi, et qui sentait la mer...
Vers la fin de la route, elle avait été
tout à fait réveillée et amusée par cette réflexion qui lui était
venue :
--Tiens, puisque nous sommes en hiver, je vais
les voir, cette fois, les beaux pêcheurs d'Islande [cf. 4.26].
En décembre, ils devaient
être là, revenus tous, dont ses amies, grandes et petites, l'entretenaient tant,
à chacun de ses voyages d'été, pendant les promenades du soir [cf. 4.26].
Et cette idée l'avait tenue occupée, pendant que ses pieds se glaçaient
dans l'immobilité de la carriole...
25 En effet, elle les avait vus... et maintenant son coeur lui
avait été pris par l'un d'eux...
[1] "des jeunes filles . . . se promenaient deux par deux, trois par trois, rêvant aux galants d' Islande..."
Bien que le style de Monet ressemble fort au style de Loti, leur façon
de voir la Bretagne n'était pas la seule possible. Regardez ce tableau
d'un autre peintre contemporain, Paul Gauguin, qui aimait beaucoup Pêcheur
d'Islande.
Four Breton Women 1886 -- l'année de Pêcheur d'Islande
(Source: http://sunsite.auc.dk/cgfa/gauguin/p-gauguin40.htm)
[2] "Alors elle avait été saisie par une impression inconnue : cette vieille petite ville, qu'elle n'avait jamais traversée qu'en été, elle ne la reconnaissait plus : elle y éprouvait comme la sensation de plonger tout à coup dans ce qu'on appelle, à la campagne : les temps, --les temps lointains du passé."
Encore une fois, on voit l'idée que la Bretagne est toujours dans le passé, plus près des origines de l'homme.
[3] "Il y en avait, de ces parisiennes, dont les allures avaient une distinction qui l'attirait, mais elle les savait inaccessibles, celles-là. Et les autres, celles de plus bas, qui auraient consenti à lier connaissance, elle les tenait dédaigneusement à l'écart, ne les jugeant pas dignes. Elle avait donc vécu sans amies, presque sans autre société que celle de son père, souvent affairé, absent."
La vie de Gaud à Paris, et surtout sa solitude, ressemble fort à
celle de Loti lui-même lorsqu'il y passait sa seizième année
à préparer l'examen pour l'Ecole Navale. Cf. Prime Jeunesse,
Ch. XLII.
1. Où Yvonne habite-t-elle? Quelle différence y a-t-il entre sa maison et celle
de Gaud?
2. Qui est le "galant" d'Yvonne?
3. Quel "costume" est-ce qu'il propose de lui faire?
4. Pourquoi Yvonne est-elle inquiète aujourd'hui?
5. Pourquoi est-ce qu'on ne pouvait obtenir une exemption militaire pour Sylvestre?
6. Pourquoi son père préfère-t-il que Gaud passe ses soirées seule dans la maison?
7. Où Gaud était-elle entrée, quand elle se promenait dans les rues de Guingamp?
8. Pourquoi Gaud ne regrettait-elle pas Paris?
9. Comment Gaud et son père ont-ils fait le trajet de Guingamp à Paimpol?
10. Pendant ce trajet, quelle réflexion avait amusé Gaud?
5.3 "elle arrivait à paraître à peu près bien mise, avec de pauvres
robes raccommodées"
5.21 "Tout l'après-midi de ce même jour gris, ils avaient en effet voyagé,
son père et elle, dans une vieille petite diligence crevassée, ouverte à tous
les vents ; passant à la nuit tombante dans des villages tristes, sous
des fantômes d'arbres suant la brume en gouttelettes fines."
Pourquoi de, pourquoi des? I.C.1.
5.3 "Toujours ce petit châle brun de Paimpolaise, qui était sa tenue d'habillé,
et sur lequel retombaient depuis une soixantaine d'années les cornets
de mousseline de ses grandes coiffes"
5.7 "Le fait est que ce vieux, dans sa plaisanterie un peu lourde, parlait
de certain costume en planches de sapin par lequel finissent tous les habillements
terrestres..."
5.14 "elle regardait malgré elle de ce côté de la mer, qu'on ne voyait
pas, mais qu'on sentait là tout près, au bout de ces petites ruelles par où
remontaient les bateliers."
5.14 "sa pensée s'en allait là-bas, très loin dans les eaux polaires, où
naviguait la Marie, capitaine Guermeur."
5.17 "elle regardait dans ces intérieurs anciens, à grande cheminée,
où se tenaient assises, avec des poses de quiétude, des aïeules en
coiffe qui venaient de se lever."
5.21 "En même temps commençait à souffler une brise plus tiède"
Notez l'inversion du sujet et du verbe dans la proposition subordonnée. VIII.B.
5.4 "Elle avait continué de se tenir droite dans sa marche, pas du tout comme les vieilles"
Notez la préposition après continuer suivi d'un infinitif. III.G.
5.5 "Elle était très respectée, et cela se voyait, rien que dans les bonsoirs que les gens lui donnaient."
Que veut dire le verbe pronominal ici? III.C.2.
5.7 "Elle remercia, disant que non, qu'elle n'était pas encore décidée à se faire faire ce costume-là"
Comprenez-vous cette construction du verbe? III.K.1.
5.9 "c'est qu'elle se sentait plus fatiguée, plus cassée par sa
vie de labeur incessant"
5.11 "ensuite elle pria aussi, avec une confiance ardente, pour son petit
Sylvestre, et essaya de s'endormir, --songeant au costume en planches, le coeur
affreusement serré de se sentir si vieille au moment de ce départ..."
5.14 "elle regardait malgré elle de ce côté de la mer, qu'on ne voyait
pas, mais qu'on sentait là tout près"
Pourquoi se sentir, pourquoi sentir? VII.I.
5.13 "Son père n'aimait pas beaucoup qu'elle se promenât avec les
autres filles de son âge" III.D.2.h.
5.18 "Ce Paris, elle ne le regrettait pourtant pas, bien sûr, quoiqu'il
y eût là beaucoup de choses belles et amusantes."
III.D.2.b.
Pourquoi le verbe est-il au subjonctif?
5.13 "il faisait les cent pas en fumant sa pipe avec d'autres anciens
marins comme lui"
5.17 "Des ménagères matineuses ouvraient déjà leurs portes, et, en passant,
elle regardait dans ces intérieurs anciens,"
Quelle différence y a-t-il entre anciens marins et intérieurs anciens? IV.D.
5.15 "Quel étrange garçon que ce fils Gaos ! ... fuyant, insaisissable maintenant, après s'être avancé d'une manière à la fois si osée et si douce."
Notez la forme du verbe après après. III.J.3.
5.17 "Alors elle avait été saisie par une impression inconnue "
5.20 "ce jour d'arrivée, elle avait été surprise d'une façon pénible
par l'âpreté de cette Bretagne"
5.22 "Vers la fin de la route, elle avait été tout à fait
réveillée et amusée par cette réflexion qui lui était venue"
5.25 "et maintenant son coeur lui avait été pris par l'un d'eux..."
Quelle construction verbale avez-vous ici? Pourquoi par? III.C.1.
5.24 "En décembre, ils devaient être là, revenus tous, dont ses amies, grandes et petites, l'entretenaient tant, à chacun de ses voyages d'été, pendant les promenades du soir. Et cette idée l'avait tenue occupée, pendant que ses pieds se glaçaient dans l'immobilité de la carriole..."
Quelle différence y a-t-il ici entre pendant et pendant que? V.B.